Face à la décision prise par la direction du groupe Pernod-Ricard de ne pas associer les salariés aux bénéfices exceptionnels engrangés par le groupe, les salariés de M.PJ. et leurs élus, irrités, ont lancé un premier mouvement de grève, ce jeudi 8 février, de 10 h 00 à 12 h 00 devant les grilles du champagne GH Martell à Reims. Un mouvement grève identique est observé par les salariés et les élus du cognac Martell en Charentes.
Suite aux décevantes négociations paritaires de janvier 2024, où le patronat du champagne n’a accordé que 4 % d’augmentation générale des salaires aux salariés de la branche, alors que l’inflation moyenne est de 4,9 % pour l’année 2023 selon l’INSEE ; suite à la décision du groupe Pernod-Ricard de ne pas associer les salariés aux bénéfices exceptionnels engrangés par le groupe en refusant de leur accorder une prime de partage de la valeur ; suite aux propositions de modifier drastiquement les critères de calcul de leur contrat d’intéressement dans but d’en minorer le montant perçu, les salariés et leurs élus, irrités, ont décidé de manifester leur profond mécontentement en procédant à un premier arrêt de travail d’une durée de 2 h, fortement suivi par le personnel des sociétés du groupe MMPJ, soutenu par l’Intersyndicat CGT du champagne
À l’issue de la manifestation les organisations syndicales ont été reçues par leur direction pour entendre leurs revendications, notamment l’attribution d’une prime de partage de la valeur de 2000 € par salarié.
Suite à cette première une rencontre les élus seront convoqués à une réunion exceptionnelle de CSE, le 13 février prochain.
Voir la vidéo ci-dessous